2012-2017

Introduction

Les partis politiques ne donnent pas les mêmes solutions, ne défendent pas les mêmes intérêts et n'obtiennent pas les mêmes résultats. Elire, c'est choisir qui décide dans l'intérêt de qui. Le Parti socialiste n'est pas porté par les lobbies économiques. Il ne sert pas de corporation particulière. Il n'a pas de généreux donateurs à remercier ou d'ascenseur à retourner. Il s'engage à garantir aux collectivités publiques les moyens dont elles ont besoin pour assurer l'intérêt général, pour le renforcement du bien-être social et environnemental, pour la défense de la condition humaine et l'indépendance de la justice. L'essentiel de son action politique est d'agir dans le but de répondre aux exigences concrètes dont les gens ont besoin. L'amélioration progressive de ce qui est aujourd'hui négligé ne relève certes pas de l'ivresse idéologique, mais c'est pourtant la meilleure des politiques que nous puissions espérer, car elle améliore réellement le quotidien de la population.

Rentes AVS, assurance chômage, couverture maladie pour chacun et chacune: n'oublions jamais que tous ces acquis fondamentaux sont le fruit de la détermination, du courage et du travail infatigable de générations de socialistes. A l'heure où le salaire d'un travailleur ne suffit bien souvent plus pour faire tourner une famille, à l'heure où le recours à l'assistance augmente de manière inquiétante, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour plus de justice dans la distribution des richesses et pour des conditions de travail et de vie les plus respectueuses possibles pour tout un chacun.

En ce début d'année 2012, l'heure des choix est devant nous sur le plan cantonal. Le Parti socialiste vaudois présente ci-dessous la base du contrat de législature 2012-2017 proposé aux citoyennes et citoyens vaudois et que ses élu-e-s seront appelés à défendre. Ces cinq prochaines années, les socialistes veulent se battre avec énergie au Conseil d'Etat et au Grand Conseil pour une redistribution plus équitable de la charge fiscale, pour un financement public des investissements indispensables en matière de logements, de transports, d'énergies renouvelables, de places en EMS et en garderie. Parce que nous voulons garder un Etat fort à long terme, apte à mener une politique anticyclique et au service de l'intérêt général, nous nous engageons à réaliser notre projet en préservant l'équilibre budgétaire patiemment construit au cours des deux dernières législatures. De cette force de proposition incarnée par ce nouveau programme, le groupe socialiste au Grand Conseil et les élu-e-s au Conseil d'Etat, en collaboration avec le parti socialiste, initieront des projets, fixeront des priorités en fonction des besoins de la population, des synergies possibles avec nos partenaires politiques et des contingences financières.
Plus que toute autre section du PS suisse, le Parti socialiste vaudois a démontré durant ces dernières années que c'est en défendant ses propres valeurs que la gauche convainc et progresse. La lutte pour une juste répartition des richesses et la défense du pouvoir d'achat (initiative sur le rabais d'impôts pour les assuré-e-s), la réforme de l'école (LEO), le développement des services publics (initiative pour le parascolaire) et des assurances sociales (PC Familles, rente-pont AVS, bourses d'études), l'engagement pour un droit migratoire et d'asile respectueux de la condition humaine (apprentissage des jeunes sans-papiers, défense des « 523 ») : autant de questions sur lesquelles nous avons patiemment créé un rapport de force. Nous avons déjà obtenu des résultats. Nous en obtiendrons d'autres.

1. Logement : la qualité de vie doit remplacer la pénurie

Une sévère pénurie de logement sévit dans le canton de Vaud depuis 2003 déjà. Le taux de vacance de 0.5% est considéré comme extrêmement bas et la pénurie n’épargne aucun district. Cette situation engendre un mouvement haussier des loyers, qui ne correspondent alors plus au coût réel des objets loués, mais qui grèvent plus en plus fortement le budget des familles. Si les plus grandes villes ont pris conscience de cette situation, le canton a un retard conséquent dans la mise en place d’une politique intensive et proactive pour débloquer cette situation.

Au vu de la forte augmentation démographique du canton, la pénurie ne peut malheureusement qu’empirer. Le marché du logement tel que nous le connaissons a montré ses limites et il convient de modifier profondément les logiques de cette politique du logement, en donnant notamment un rôle plus fort aux collectivités publiques. L’Etat, en particulier, doit construire, directement ou indirectement, des logements, notamment d’utilité publique, afin de garantir à tout le monde de pouvoir se loger convenablement. Parce que le droit au logement est un droit fondamental.

Lire la suite...

2. Transport : une mobilité accessible et respectueuse de l’environnement

La politique de développement des transports publics, et plus largement des infrastructures, souffre dans notre canton d’un trop faible investissement. L’offre en transports publics ne correspond pas aux besoins de la population et les menaces d’augmentation de tarifs risquent de décourager une part de la population et de pénaliser celles et ceux qui sont forcés de les utiliser (jeunes en formation, personnes âgées).
Il devient urgent de développer massivement les transports publics pour répondre à la forte augmentation de la population et aux défis énergétiques qu’imposent une mobilité plus respectueuse de l’environnement. La promotion de la mobilité douce ainsi que des formes alternatives de mobilité doivent également être au centre des préoccupations dans le développement du canton.
Lire la suite...

3. Economie et emploi : moins de dumping, plus de soutien à l’économie réelle

Une crise économique frappe actuellement durement le canton. La politique cantonale, qui laisse bien souvent le patronat dicter les règles en matière d’économie, semble quelque peu désarmée face à cette situation. Alors que des centaines de personnes perdent leur emploi, qu’on demande aux salarié-e-s de travailler plus sans augmentation salariale, qu’on abuse de la libre circulation des personnes pour sous-payer des salarié-e-s, d’autres touchent des montants indécents et les inégalités se renforcent. Entre 1997 et 2008, les 40'000 salariés les mieux rémunérés ont vu leurs salaires réels progresser de 20%, alors que les bas et les moyens salaires n'ont augmenté que de 2 à 4%, explique l'Union syndicale suisse.

Le Parti socialiste vaudois défend une économie qui respecte les individus et l’environnement. Il est essentiel que toute personne puisse vivre dignement de son salaire, que les entreprises soient exemplaires sur le plan social et environnemental. L’Etat doit garantir ces différents aspects grâce à une politique active de contrôle et de promotion pour assurer le développement d’une économie qui profite à tou-te-s.

Lire la suite...

4. Formation : donner sa chance à tous

La nouvelle loi sur l’école obligatoire, acceptée en votation populaire le 4 septembre 2012, va réformer en profondeur l’école publique vaudoise et doit rendre la formation de base plus juste, plus exigeante et plus cohérente. De nombreux aspects restent toutefois à corriger pour améliorer l’égalité des chances, notamment pour les élèves issus de milieux plus modestes, les élèves à besoins particuliers ou migrant-e-s.
La Suisse, et le canton de Vaud, possèdent une formation de grande qualité, gage de richesse pour notre collectivité. Mais elle joue avant tout un rôle capital dans le développement social et culturel de chacun-e. L’école ne doit plus être un outil de sélection sociale mais au contraire permettre l’émancipation. La formation est donc un bien essentiel et doit donner sa chance à tou-te-s. Et cela tout au long de la vie, puisque les exigences de formation continue ou de requalification sont de plus en plus importantes dans notre société en permanente mutation technologique qui transforme rapidement nos emplois.
Lire la suite...

5. Famille et jeunesse : pour des familles du 21ème siècle !

Avoir une famille aujourd’hui peut malheureusement bien souvent être un facteur de pauvreté. Les aides pour les familles sont trop faibles par rapport aux charges occasionnées et les structures d’accueil, essentielles pour garantir l’égalité entre hommes et femmes, sont insuffisantes et trop onéreuses pour les budgets de certaines familles.
Le PS est le parti qui se soucie de la réalité de toutes familles et qui défend une véritable politique familiale, encore trop peu tangible dans notre canton. Le PS veut corriger cela avec des allocations familiales substantielles, des places en crèches et en garderie suffisantes et accessibles et des rabais d’impôts pour les familles par notre initiative « pour un rabais d’impôts qui protège les assuré-e-s ».
Lire la suite...

6. Egalité : des principes aux réalités

Les inégalités entre hommes et femmes restent importantes. Pire encore : en 20 ans, la situation s’est détériorée. A travail égal, les femmes touchent toujours un salaire inférieur aux hommes ; les professions typiquement féminines sont moins payées pour des formations similaires ; les femmes peinent à obtenir des postes de cadres.
Le parti socialiste s’engage pour l’égalité de longue date. Il a demandé le droit de vote des femmes en 1904 déjà ! Mais le principe d’égalité, consacré par la Constitution suisse depuis 1981, n’est toujours pas une réalité. Le PS continuera sa lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes et contre toute discrimination liée au genre.
Lire la suite...

7. Social : relier les générations et resserrer les mailles du filet social

Un nombre trop important de Vaudois-es vivent dans des situations de pauvreté, et parfois malgré un travail à 100%. Les PC familles et les rentes-ponts AVS, que le PSV a obtenues en votation populaire, permettent de pallier une part de ces situations dramatiques, mais il reste encore des personnes sur le bord du chemin, à cause d’un tissu social qui ne couvre pas tout le monde.
Le PS lutte pour une société qui n’accepte pas la précarité de ses citoyens. Notre protection sociale doit permettre à toute personne en situation difficile de vivre décemment et lui donner la possibilité de rebondir. Des programmes de requalification doivent permettre de se réinsérer plus aisément dans la vie professionnelle.
Lire la suite...

8. Santé: renforcer les soins de base

Le système de santé en Suisse est de bonne qualité, mais il souffre de son coût, notamment pour les plus démunis. Les primes d’assurance-maladie ne cessent d’augmenter et le budget des familles s’en ressent fortement. Les lobbys des caisses maladie imposent leur point de vue comme on peut le voir dans la réforme sur le managed-care au niveau fédéral, qui ne profite au final pas aux citoyens. Une bonne santé est tellement vitale pour tout être humain que cette question ne saurait rester conditionnée à des questions économiques.
Le PS défend une santé accessible et de qualité pour tou-te-s. En attendant une caisse-maladie publique fédérale, le canton doit s’engager au maximum pour réduire les frais pour les patients et gagner en efficacité dans l’organisation du système de santé. L’amélioration de la qualité des prestations va de pair avec de meilleures conditions d’exercice des professions de santé.
Lire la suite...

9. Culture: vivante et accessible!

La culture, ce n’est pas simplement la transmission d’un savoir, c’est un ciment pour une société, un producteur de liens sociaux, un ferment d’idées nouvelles, un regard critique sur la société dans laquelle nous vivons. Dans notre canton, la politique culturelle est longtemps restée un enfant pauvre, et ce alors que nous possédons de nombreux trésors culturels, historiques, archéologiques, et des artistes qui témoignent d’une vivacité créatrice hors du commun.
Le PS s’engage pour développer une politique culturelle diversifiée et démocratisée. Le canton doit venir en appui des communes afin de favoriser la création artistique et permettre au plus large public d’accéder à la richesse culturelle de notre canton.
Lire la suite...

10. Migration-intégration : favoriser le vivre-ensemble

Dans notre canton des milliers de migrant-e-s restent encore aujourd’hui dépourvu-e-s de statut légal, tout comme certains requérants d’asile déboutés qui vivent dans le canton depuis 10-15 ans. Ces situations créent automatiquement de la précarité et ont de fortes chances d’encourager le communautarisme qui ne facilite pas le vivre-ensemble.  
L’intégration des populations migrantes est un élément essentiel de toute société. Les migrant-e-s ont participé et participent encore activement à la construction de notre canton. Leur intégration et plus généralement la réaffirmation du principe du vivre-ensemble permettra de construire ensemble une société plus juste et plus ouverte.
Lire la suite...

11. Solidarité internationale : solidaires au-delà des frontières

Si les inégalités croissent au sein même de notre pays, elles sont encore plus criantes entre pays du Nord et du Sud. La faim, l’accès à la santé, l’éducation, des conditions de travail dignes ou encore la liberté d’expression restent un luxe pour une grande partie de l’humanité. Inscrit dans un mouvement internationaliste, le PS ne peut tolérer que la richesse sous nos contrées se fasse aux dépens d’autres êtres humains dans les pays du Sud.
Pour le PS, la solidarité doit s’exprimer envers tous les êtres humains, bien au-delà de nos frontières, car c’est une question du respect de la dignité et de l’égalité qui doit prévaloir sur toute autre considération. Même à son échelle, notre canton a le moyen de soutenir l’amélioration de la qualité de vie dans les pays du Sud grâce à la coopération au développement, en encourageant une rémunération équitable des travailleurs des pays du Sud et en encourageant le respect des droits humains.
Lire la suite...

12. Sécurité publique : répondre aux besoins de sécurité

Là où certains partis n’ont pour seul intérêt qu’entretenir un climat d’insécurité pour assouvir leurs visées électoralistes, le PS veut effectivement réduire la criminalité, source d’insécurité pour la population. Et les problèmes sont identifiés : la chaîne pénale est engorgée et le manque d’effectifs policiers est patent. Il faut mettre un terme à l’idéologie de droite qui consiste à faire croire qu’en matière policière et judiciaire on peut faire mieux avec moins. Il est inadmissible que la droite n’aie pas daigné augmenter les effectifs policiers depuis de nombreuses années.
Le PS promeut un véritable service public de la sécurité, convaincu qu’il s’agit d’une tâche centrale des collectivités publiques. Il défend une police de proximité, présente et dissuasive, apte à gagner la confiance de la population. En cas de délit, il veut favoriser la médiation chaque fois que cela est possible, assurer un traitement rapide des plaintes et assurer une exécution des peines efficace tout en les orientant vers la réintégration.
Lire la suite...

13. Justice et institutions : les mêmes droits pour chacun

A cause de ses coûts et de sa complexité, notre système judiciaire est fortement inégalitaire et déconsidéré. Les coûts engendrés par les procédures peuvent en effet être très élevés et l’introduction du nouveau code de procédure pénale a par ailleurs péjoré la situation puisque l’avance de frais incombe désormais au seul demandeur. La complexité du domaine repousse en outre de nombreuses personnes qui seraient dans leur bon droit, notamment dans le domaine du droit du bail.
La justice doit être au service des citoyens et non d’une part infime de ceux-ci. Il faut donc la rendre plus accessible. La justice doit également gagner en efficacité. Le PS défend dans ce sens une augmentation des moyens alloués et un recours plus systématique à la médiation.
Lire la suite...

14. Environnement : relever le défi des énergies

La préservation et la qualité du cadre dans lequel nous vivons sont déterminantes pour notre avenir. Or, sous la pression d’une économie trop aveugle de ses actes et sans cesse à la recherche de profits privés à court terme, notre environnement a été surexploité et mis à mal. Des espaces ont été privatisés pour l’usage de quelques-uns, la gestion des ressources n’a pas été pensée de manière globale et dans l’intérêt de la collectivité, des énergies polluantes ont été trop longtemps privilégiées.
Face à cela, nous voulons garantir une gestion judicieuse des ressources et espaces naturels. Cela implique de juguler l’étalement urbain et de veiller à un cadre de vie respectueux de la nature. Cela impose une réorientation de notre économie énergétique vers les énergies renouvelables, un meilleur contrôle démocratique sur la production et l’approvisionnement énergétiques et un soutien aux initiatives garantissant une utilisation judicieuse de l’énergie.
Lire la suite...

15. Agriculture : la proximité avant tout

L’agriculture répond à des besoins premiers des êtres humains. Et pourtant, celle-ci est aujourd’hui malmenée. Sacrifiés sur l’autel du libre marché, les produits de la terre sont concurrencés par des importations à prix et salaires cassés. Les producteurs d’ici sont exsangues, mis sous pression par des distributeurs sans égards ni respect de ces travailleurs essentiels.
Le PS défend une agriculture de proximité et le principe de la souveraineté alimentaire parce que c’est le seul moyen de répondre avec responsabilité sociale et écologique aux besoins de notre population. L’agriculture ne saurait être l’otage d’un prétendu libre marché, elle est un service public rendu à la population et doit, tout en répondant à de nouveaux besoins, être revalorisée et reconnue comme telle.
Lire la suite...

16. Fiscalité : juste redistribuer

Une étude publiée par l'Union syndicale suisse en 2011 montre une répartition de plus en plus inégalitaire des richesses au cours de ces 15 dernières années. Notre pays est loin d’être un paradis fiscal pour tout un chacun… Les avantages fiscaux sont traditionnellement réservés à une caste de contribuables privilégiés qui exercent une pression constante pour garantir un transfert de la fiscalité directe vers la fiscalité indirecte, autrement dit pour diriger le système fiscal vers des taxes et des prélèvements obligatoires moins sociaux. C’est la tendance qui s’affirme malheureusement depuis la fin des Trente Glorieuses.
Le PS se bat pour une meilleure redistribution des richesses grâce à l’impôt progressif car c’est le meilleur moyen de financer un Etat au service du bien commun. Il veut garantir une égalité réelle entre contribuables, la fin de privilèges fiscaux indécents offerts aux plus nantis et une meilleure transparence de notre système fiscal.
Lire la suite...
Vous êtes ici: Publications Programme 2012-2017