Le Parti socialiste vaudois intervient au Grand Conseil pour renforcer la politique de réinsertion et de requalification professionnelle. Il plaide pour le développement de la validation des acquis pour les salarié-e-s sans certification, l’extension et l’adaptation du programme de formation des jeunes à l’aide sociale aux plus de 25 ans et un renforcement des mesures d’insertion professionnelle par le service de l’emploi. Autant de propositions d’autant plus justifiées dans le climat économique actuel.
Alors que les salarié-e-s font face à un climat d’incertitude économique, le Parti socialiste vaudois dépose un bouquet d’interventions au Grand Conseil en faveur de politiques d’insertion et de requalification professionnelles plus ambitieuses. Il s’agit pour le PS de donner toutes les chances aux personnes en âge de travailler de conserver ou de retrouver en emploi. Des mesures d’appuis doivent être développées pour ce faire.
Par la voie d’un postulat, Nicolas Rochat propose au canton de développer la validation des acquis afin de valoriser l’expérience des salarié-e-s expérimenté-e-s qui n’ont pas eu l’occasion d’achever une formation certifiée. Cette disposition, déjà prévue dans la loi vaudoise sur la formation professionnelle est en l’état sous-utilisée et méconnue. Les partenaires sociaux seraient les premiers gagnants à s’impliquer dans la mise en place de telles procédures de reconnaissance des acquis. Les salarié-e-s de 40 ans et plus auraient tout intérêt à faire valoir leur compétence dans un marché du travail qui leur impose une plus grande flexibilité ; la validation des acquis répond à leur besoin.
Dans une interpellation développée par Julien Eggenberger, le PSV relève les succès obtenus par le programme FORJAD qui motive les jeunes au revenu d’insertion à s’engager dans une formation ; ainsi, plus de 1400 jeunes adultes sont entrés en formation depuis 2006 avec un taux de maintien dans le programme de 65% et un taux de réussite aux examens de 83%. Cette politique est fondée sur le fait qu’un peu plus de 40% des personnes de 25 à 64 ans au bénéfice du revenu d’insertion ne disposent pas de formation postobligatoire. Fort des résultats obtenus auprès de la plus jeune population, le PS demande au Conseil d’Etat d’évaluer les besoins des plus de 25 ans et de réfléchir à un dispositif d’accompagnement similaire mais adapté à ces personnes. Le PS souhaite par ailleurs que le SECO soit impliqué dans de telles démarches afin de permettre une intervention avant même que les chômeurs ne soient en fin de droit.
Alors que la révision de l’assurance-chômage est entrée en vigueur en 2011 et renvoie sur les cantons des personnes exclues du marché du travail, le PS plaide par un postulat de Claire Attinger pour un recours plus systématique aux mesures d’insertions professionnelles. A l’aune de ce que le DSAS et le DFJC ont entrepris avec les jeunes, le service de l’emploi devrait améliorer sa politique d’insertion, ouvrir des projets-pilotes de formation pour les chômeurs de longue durée et encourager les personnes au chômage à entreprendre des formations qualifiantes avec le soutien d’une allocation de formation prévue par la loi sur le chômage. Ces mesures doivent être confiées à des organisations sans but lucratif et aptes à donner des formations réellement qualifiantes.
| < Précédent | Suivant > |
|---|



