Refus des juges à temps partiel : PLR et UDC vivent au siècle dernier

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151213_02-PICTOS-SECONDAIRESLe Parti socialiste vaudois regrette le vote du Grand Conseil à une très courte majorité de supprimer les postes de juges avec des taux d’activité en-dessous de 70%. Alors que le Tribunal cantonal souhaitait davantage de flexibilité pour modifier les taux d’engagement des juges, PLR et UDC en ont profité pour attaquer ces postes à 50%. Or, dans la pratique, ces postes ne posent aucun problème. Au contraire. Enlever cette possibilité est un pas en arrière pour l’égalité des chances.

Le Parti socialiste vaudois regrette le vote à une très courte majorité du Grand Conseil de fixer un taux plancher à 70% comme taux minimal pour les postes de juges. Ce vote est une attaque claire et honteuse à l’encontre du travail à temps partiel. Profitant d’une réforme demandée par le Tribunal cantonal, qui souhaitait davantage de flexibilité dans la modification des taux d’engagement des juges, UDC et PLR ont amené le canton à faire un énorme pas en arrière en termes d’égalité des chances et de conciliation entre vie privée et vie professionnelle en supprimant la possibilité laissée au Tribunal cantonal d’avoir des postes à 50%.

Cette décision est en dehors de toute réalité et démontre que ces deux formations vivent à une autre époque. D’une part, ces postes ne posent aucun problème. Bien au contraire ! Différents rapports ont démontré leur efficacité et leur nécessité. Par ailleurs, le Tribunal cantonal lui-même ne souhaite pas cette suppression, estimant que ce système fonctionne à satisfaction.

D’autre part, elle va à l’encontre du principe d’égalité des chances. Alors que les femmes occupent majoritairement les postes à temps partiel, cette suppression n’encourage pas la présence de femme au Tribunal cantonal, où les juges masculins sont déjà surreprésentés. De manière générale, cette décision est un pas en arrière pour la conciliation entre vie privée et vie professionnelle.

Enfin, cette situation ne concernait que 2 juges, qui sont actuellement à 50%. Il n’y avait aucune urgence et aucun besoin de modifier cela.

Par aveuglement, PLR et UDC ont supprimé une situation qui fonctionnait parfaitement, aussi bien pour le Tribunal cantonal que pour les juges concerné-e-s. C’est une décision regrettable qui démontre que la droite se durcit, après les élections du 18 octobre 2015, et remet le curseur sur des positions dogmatiques, rétrogrades, très éloigné-e-s des attentes de la population.
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