Il y a dix ans, le peuple suisse s’est prononcé en faveur de la Loi sur l’égalité (Leg). Malgré des votations encourageantes du 26 novembre 2006 concernant l’harmonisation des allocations familiales et quelques avancées très ponctuelles, il faut enregistrer en matière d’égalité une grande stagnation dans tous les secteurs du marché du travail. La législation cantonale a même du retard par rapport aux lois fédérales et cantonales (cf. par ex. l’article 12a de la Loi jurassienne sur le développement de l’économie cantonale). Ce sont aujourd’hui les bureaux de l’égalité mêmes qui soulignent le manque d’engagement en la matière.
Alors qu’elles ne donnent aucun signe de promotion des femmes, le canton de Vaud continue à favoriser plusieurs grandes entreprises par le biais des AIT, des arrangements fiscaux et des subventions en cas de chômage technique. L’implantation d’entreprises étrangères sans scrupule n’a malheureusement pas permis d’aboutir à une prise de conscience de la part du canton.
Pour la prochaine législature 2007-2012, le Parti socialiste vaudois demande une nouvelle Loi cantonale sur l’égalité et la mise en place de mesures positives et de contrôle en matière d’égalité. A cet effet, il présente d’ores et déjà, par la voix de la députée Fabienne Freymond Cantone une motion demandant à l’Etat de s’assurer que les salaires versés aux fonctionnaires sont en adéquation avec le principe d’égalité entre femmes et hommes et d’imposer cette même exigence aux entreprises soumissionnant pour des travaux publics, associations, fondations et autres entités subventionnées. Afin que cet appel soit suivi d’effets concrets, l’Inspection cantonale du travail doit disposer des moyens lui permettant de vérifier ces nouveaux éléments.
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