Sécurité et justice

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Renforcer la présence policière de terrain

Le PS propose d’agir à travers la présence humaine par une police de proximité, accessible et visiblement présente dans la rue, à pied, à vélo ou en voiture. Cette présence policière renforcée doit empêcher la fixation du trafic de drogue ou d’espaces propices à la criminalité. Pour cela, le PS encourage l’augmentation du nombre d’ETP dans la police cantonale et la mise en place d’une meilleure coordination entre les associations de sécurité intercommunales et la police cantonale.

2

Une politique des addictions responsables et équilibrées

Pour le Parti socialiste vaudois, la politique des drogues ne peut pas se résumer à des slogans et mérite une approche globale conforme aux quatre piliers voulus par le peuple : (1) prévention, (2) thérapie, (3) réduction des risques et (4) répression et régulation du marché.

Dans le Canton de Vaud, le PSV s’engage particulièrement:

  • Sur le plan de prévention, pour le développement d’une politique à l’échelle cantonale destinée aux consommateurs jeunes et festifs qui, sans dramatisation ni outrance, mette en avant les dangers d’une prise régulière de drogues et propose des espaces de dialogue ;
  • Sur le plan de la thérapie, pour la généralisation de l’offre de traitement médical de la dépendance (notamment par le biais des médicaments bien connus tels que la méthadone) et pour l’introduction de la prescription médicale d’héroïne pour les cas qui le nécessitent;
  • Sur le plan de la réduction des risques, pour un déploiement cantonal de tous les dispositifs, des échanges de seringue aux lieux de consommation, ainsi que pour la mise en place de possibilités d’examen des substances (testing);
  • Sur le plan de la répression, pour une action judiciaire renforcée contre les réseaux mafieux qui organisent le deal de rue, et simultanément pour une poursuite du mouvement actuel vers la décriminalisation de la petite consommation, notamment de cannabis.
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Protéger les victimes de violence domestique et leur famille

Obliger la police à dénoncer les cas de violence domestique, contraindre les auteurs à se soigner et augmenter les places d’accueil pour les victimes, notamment pour les enfants.

Aujourd’hui, dans notre pays, une femme sur cinq est concernée par la violence de son partenaire, mais surtout une femme meurt sous les coups de son conjoint toutes les deux semaines. La violence subie par les hommes, taboue, existe bel et bien aussi. Or, une vie sans violence est un droit, pas un privilège. Le PSV doit continuer à dénoncer toutes formes de violence faites dans le cadre privé ou public aux femmes et aux hommes (sexisme, harcèlement, mobbing, etc.), notamment:

  • en augmentant les places d’accueil pour les victimes, ainsi que pour leurs enfants
  • en développant des prises en charge spécifiques des enfants concernés par les violences domestiques, afin de prévenir les effets d’une exposition à la violence domestique
  • en instaurant une prise en charge obligatoire des auteurs
  • en obligeant la police à dénoncer les cas de violence domestique et en prévoyant au sein des corps de police un référent sur la violence domestique
  • En améliorant la sensibilisation à la violence domestique tout au long de la chaîne sécuritaire (chaque centre de police doit avoir un répondant sensibilisé à la problématique, les procureurs doivent être sensibilisés à cette problématique, etc.).
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Lutter contre la possession d’armes à la maison

Les permis d’armes délivrés dans le canton de Vaud, principalement pour des pistolets et revolvers, ont augmenté de 18.8%, en passant de 2’354 en 2014 à 2’796 en 2015. Ce nombre est le plus élevé depuis quatre ans. Il correspond à l’augmentation de la moyenne nationale de 20% observée en 2015. À ce jour, le registre cantonal des armes en décompte 87’028. Aujourd’hui, 4% des Vaudois possèdent une arme, chiffre sans doute inférieur à la réalité puisque toutes les armes ne sont pas enregistrées. Pour diminuer ce nombre, le PS souhaite travailler sur 3 axes. Le premier sera le lancement d’une vaste campagne d’information et de prévention destinée à inciter les détenteurs de tous types d’armes à feu à les restituer et à dissuader tout requérant potentiel de s’en procurer. Le second serait la mise en place d’un système de rachat d’armes par l’Etat de Vaud auprès de leurs détenteurs. Enfin, le PSV propose d’obliger tous les patients ou résidents dans des établissements de soins ou d’hébergement, ainsi que les personnes sous curatelle parce qu’incapables de discernement de restituer leurs armes.

5

Améliorer le dispositif alerte-enlèvement 

Les premières heures qui suivent un enlèvement sont déterminantes. Le déclenchement d’alerte-enlèvement suffisamment tôt permet souvent de retrouver les victimes. Pour maximiser les chances de retrouver les victimes et en application du principe de précaution, le dispositif d’alerte-enlèvement sera amélioré et son déclenchement accéléré en concertation avec les familles des victimes, le ministère public et la police cantonale.

6

Lutter contre la surpopulation carcérale

Pour lutter contre la surpopulation carcérale, des mesures alternatives à l’enfermement telles que le travail d’intérêt général et le bracelet électronique doivent être davantage prononcées. Ces mesures alternatives réduisent la récidive et favorisent la réinsertion pour certaines catégories de délinquants. Les personnes répondant aux critères stricts d’octroi devraient ainsi pouvoir bénéficier davantage de ces mesures, à l’exception  des auteurs d’infractions contre l’intégrité sexuelle et contre la vie. Les bracelets électroniques devraient inclure un système de géolocalisation. Par ailleurs, la garantie de conditions de détention correctes est aussi un facteur de réduction du risque de récidive : il y a donc lieu de veiller à des conditions de détention dignes, y compris en préventive. Enfin, la création de nouvelles places pénitentiaires est également nécessaire.

7

Lutter contre le crime organisé et le terrorisme

Renforcer la présence policière sur le terrain pour améliorer le sentiment de sécurité et traiter rapidement les premiers signes de radicalisation.

En effet, le crime organisé, le terrorisme et le grand banditisme n’étant pas limité aux frontières cantonales, la coordination des polices communales et intercommunales avec la police cantonale d’une part et la coordination avec la police cantonale et fédérale d’autre part, doit être renforcée. Les mesures de signalement d’individus sous l’emprise de mouvances terroristes et en voie de radicalisation doivent être facilitées par la mise en place d’un programme de détection et d’un numéro vert.

8

Renforcer la coordination policière

La collaboration étroite entre nos différentes polices (commune délégatrice, association intercommunale, police communale) est indispensable pour affronter les défis sécuritaires actuels ou futurs et pour assurer une police de proximité, au plus proche des citoyens. Pour faire face à la criminalité transfrontalière et à la survenance de problèmes dans une région donnée, la police coordonnée nécessite une mobilisation de tous les corps de police et un renforcement de l’échange d’information entre les corps.

9

Confier à l’Etat l’établissement d’actes authentiques en matière immobilière

Pour des raisons de transparence, il n’est pas souhaitable de conférer à des personnes privées des tâches étatiques comme l’établissement des actes authentiques. Ceux-ci sont, dans le canton de Vaud, de la compétence des notaires. Le surveillant des prix a mis en évidence, à plusieurs reprises, que les tarifs pratiqués par les cantons connaissant un notariat indépendant, comme le canton de Vaud, étaient trop élevés. Comme dans plusieurs cantons de Suisse allemande, le PS propose donc de confier à l’Etat la compétence d’établir des actes authentiques dans le domaine immobilier (vente, droit de gage, cédule hypothécaire).

10

Assurer une justice accessible

Garantir des frais judiciaires raisonnables pour assurer un accès à la justice aussi large que possible à toutes et à tous. 

En effet, pour les procédures non gratuites, le PS veillera à ce que les frais judiciaires n’augmentent pas afin de garantir un accès à la justice aussi large et étendu que possible à toutes et à tous.

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