Emplois

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Assurer une reconversion professionnelle

Mieux suivre les personnes en mesures d’insertion professionnelle ou sociale pour favoriser leur retour à l’emploi.

Le système actuel présente des résultats contrastés en termes de retour en emploi et d’efficience des mesures d’insertion professionnelle, avec notamment un taux d’abandon important dans certaines mesures.

Il convient donc de mettre en œuvre un processus de fixation d’objectifs et de suivi régulier des mesures d’insertion professionnelle (MIP) offertes aux bénéficiaires de l’aide sociale ainsi que sur les mesures du marché du travail pour les chômeurs soumis à la Loi sur l’assurance-chômage et créer la meilleure synergie possible entre les ORP et les CSR.

Ce processus devra s’effectuer conjointement entre ces deux entités et les organisateurs de mesures. Il convient également de favoriser les formations à temps partiel professionalisantes accessibles financièrement.

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Lutter contre le chômage des aînés, le dumping salarial et les licenciements abusifs

  • Lutter contre le chômage des aînées et aînés
    Le chômage des seniors est un problème de plus en plus prégnant dans notre canton. Afin de combattre ce fléau et permettre à nos ainé-e-s d’atteindre la retraite dans la dignité, le PSV propose de mettre en place une offre systématique d’emplois temporaires subventionnés de 10 à 12 mois pour les chômeurs de plus de 55 ans. Cette mesure permettrait de les soutenir dans leur réintégration dans le marché du travail car plus la durée du chômage est longue, plus la réintégration est difficile.

 

  • Augmenter et systématiser la surveillance du travail pour lutter contre la sous-enchère et le travail au noir
    L’Etat doit intensifier les contrôles en matière de lutte contre la sous-enchère salariale, les faux permis de travail de frontaliers, le travail au noir et les infractions aux règles de santé et de sécurité au travail. Sur le plan vaudois, le secteur de la construction a choisi de lui-même de contrôler les conditions de travail, en collaboration avec l’Etat et les partenaires sociaux.  De ce fait, l’Etat adjudicataire a l’assurance de confier des mandats qu’à des entreprises respectant les lois et conventions en vigueur. La responsabilité solidaire a permet en sus de faire répondre l’entreprise générale des infractions commises par ses sous-traitants en matière de conditions de travail et de salaires ; cette mesure renforce la lutte contre le travail au noir et les cas de dumping salariaux. Le PS souhaite étendre ce partenariat à tous les secteurs de l’économie où cela est possible.En outre, l’Etat doit renforcer l’ensemble des contrôles en collaboration avec la commission tripartite cantonale ou les commissions paritaires de branche, à commencer par le secteur hôtellerie/restauration et vente/commerce au détail.Des contrôles paritaires à l’instar du nouveau système genevois doivent être mis sur pied en plus de l’inspection cantonale et communale du travail.

 

  • Instaurer un salaire minimum cantonal
    De plus en plus de personnes travaillant en Suisse sont licenciées et leurs postes repourvus avec un salaire moindre pour le même travail. Pour éviter le dumping salarial, outre la généralisation des Conventions collectives de travail (CCT), il faut introduire un salaire minimum pour le canton et renforcer les contrôles inopinés par l’inspection du travail.

 

  • Rendre obligatoire de publier les offres d’emploi dans le canton
    Certaines entreprises publient uniquement leurs offres d’emploi dans des plateformes ou des journaux de pays voisins. Ce n’est pas acceptable pour le PS. Pour ce faire, il convient de contraindre les entreprises établies dans le canton à communiquer à l’ORP les offres d’emploi publiées.

 

  • Instaurer des contreparties sociales à la promotion économique
    Chaque année, le Canton de Vaud soutient financièrement des entreprises dans le cadre de la promotion économique. Le PSV propose que ces entreprises participent en contrepartie à la réinsertion professionnelle en s’engageant à prendre des employé-e-s sous mesure d’insertion professionnelle ou sociale.

 

  • Mieux sensibiliser aux compétences locales les RH et les personnes en charge du recrutement
    Le Canton met sur pied une campagne de sensibilisation à l’attention des directions de RH pour toutes les entreprises implantées sur sol vaudois, ainsi que pour toute personne qui s’occupe du recrutement dans des structures plus petites sans direction de RH. Le but de la campagne est de s’assurer qu’elles soient au courant des normes suisses et de la problématique du marché suisse, ainsi que du rôle que jouent les entreprises en la matière.

 

  • Garantir l’application du droit suisse dans les entreprises multinationales
    Les multinationales étrangères qui s’implantent dans le canton (ou y sont implantées depuis longtemps) doivent aussi respecter le partenariat social, les conventions collectives de travail et participer au système de formation dual. En effet, de nombreux managers formés à l’anglo-saxonne ne connaissent pas les avantages du partenariat social et ont tendance, souvent par méconnaissance, à refuser toute négociation collective et toute présence syndicale. Or, il est incontesté que la faible protection des travailleurs qu’offre le droit suisse du travail doit être compensée par des CCT, ce qui nécessite une large couverture, pour l’instant loin d’être atteinte. Le canton conditionne ses appuis à la promotion économique à un partenariat social avéré (respect des droits syndicaux, ouverture à la négociation de CCT, respect des droits de participation, engagement d’apprenti-e-s). Pour les multinationales déjà établies, le canton soutient activement le développement d’un partenariat social partout où il est déficient.

 

  • Encourager les CCT pour les entreprises contrôlées par l’Etat
    L’Etat encourage la signature de CCT pour les  entreprises contrôlées directement ou indirectement (BCV, ECA, Romande Energie, Retraites Populaires). A défaut, l’Etat peut fixer des conditions de travail pour les salarié-e-s de ces entreprises.

 

  • Obliger une entreprise à annoncer une fermeture dès 6 employées et employés touchés
    L’Ordonnance fédérale sur le Service de l’emploi et la location de service (OSE) donne la compétence aux cantons pour fixer l’annonce obligatoire des licenciements et des fermetures d’entreprises dès que six travailleurs sont touchés. Les législations des cantons de Genève et du Jura ainsi que la réglementation neuchâteloise afférentes fixent déjà ce nombre à six. La loi vaudoise (LEmp) ne fixe pas de nombre précis (ni son règlement), elle fait seulement référence à la législation fédérale précitée. La pratique courante de l’administration serait d’arrêter l’obligation d’annonce à partir de dix travailleurs licenciés. Ce nombre est le minimum exigé par l’ordonnance fédérale. Ce seuil fixé ne correspond cependant pas au tissu économique vaudois, composé en majorité de petites entreprises et pour lesquelles le nombre de dix licenciements est déjà très élevé.Le PSV propose dès lors d’obliger les entreprises à annoncer une fermeture à partir de 6 employés licenciés. Cela permettrait en outre d’éviter que certaines entreprises procèdent à des licenciements massifs en toute discrétion puisqu’elles peuvent le faire par tranches répétées de neuf licenciements sans l’annoncer. Enfin, il s’agit de permettre à l’Etat d’informer les entreprises sur les mesures à prendre en cas de licenciements et leur rappeler les aides existantes.
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Combattre la précarité des stages

Les abus des stages, qu’ils soient non-rémunérés ou rémunérés au lance-pierre, soulèvent des inquiétudes légitimes, car il s’agit bel et bien de sous-enchère salariale. Pour mettre un terme aux abus des stages, il convient d’appliquer le droit en vigueur. En effet, un contrat de stage est presque toujours un contrat de travail. Il convient donc de lui appliquer toutes les règles impératives du droit du travail, y compris en matière de salaire, de remboursement des frais, de temps libre ou de temps d’essai. Les stages doivent impérativement prévoir une perspective de formation.

Les ORP et l’orientation professionnelle ne doivent désormais recommander que des stages qui sont correctement rémunérés ; ils doivent améliorer le suivi des stagiaires avant, pendant et après les stages, de manière à s’assurer que ces derniers ne soient pas des emplois à bon marché déguisés. Les autorités de surveillance du marché du travail doivent également veiller au grain.

Enfin, les hautes écoles qui exigent, ou proposent, un stage pour valider une partie de la formation doivent s’assurer que ces stages soient correctement rémunérés.

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Garantir le repos le dimanche et les jours fériés

Dans les dernières décennies, les gains de productivité n’ont été possible qu’au prix d’une intensification du travail ou/et d’une flexibilisation des conditions de travail dans de nombreuses branches. Cette réalité porte atteinte à la qualité de vie des salarié-e-s et de l’ensemble de la population qui trouve plus de difficulté à concilier vie professionnelle avec des activités sociales et familiales.

Le PSV met une priorité à garantir le dimanche comme jours de congé pour une majorité des salarié-e-s et à limiter au strict nécessaire les exceptions à l’interdiction du travail dominical. Cette limitation du travail dominical garantit aussi de fait une meilleure protection et de meilleures compensations pour le personnel dont l’activité impose un travail dominical. En tant qu’autorité d’application de la loi sur le travail et en tant que législateur, le canton doit faire usage de toute sa marge de manœuvre cantonale pour protéger les salarié-e-s contre le travail dominical, notamment en ce qui concerne les ouvertures de magasins et les services de livraison.

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Améliorer l’intégration par l’emploi des personnes en situation de handicap

Dans la société actuelle, qu’on le veuille ou non, le travail occupe une place centrale. L’intégration professionnelle, dans le cadre de bonnes conditions de travail, permet de partager ses compétences et ses capacités. Et elle contribue évidemment au bien-être économique présent et futur par l’obtention d’un salaire et par les cotisations aux assurances sociales. Pour les personnes en situation de handicap il reste difficile de s’intégrer dans le monde du travail pour plusieurs raisons. En signant, en 2014, la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU, la Suisse a montré sa préoccupation pour cette question. Le PS lutte contre l’exclusion et la pauvreté et souhaite donc des mesures encourageant l’intégration de populations exposées que sont  les personnes en situation de handicap. Dans cette optique, l’administration cantonale doit être un modèle d’intégration.

Un premier objectif est d’augmenter significativement d’ici la fin de la législature le taux de collaborateurs/trices en situation de handicap engagés à l’administration cantonale dans l’esprit anti-discriminatoire « à compétences égales, chances égales », ces derniers étant engagés selon leur formation, pour leurs compétences et capacités et malgré un handicap qui n’entrave pas la capacité de travail.

Un second objectif constitue à élaborer un dispositif permettant à des personnes, dont l’atteinte à la santé a une incidence sur la capacité de travail, de rester productif dans le processus de travail, dans un poste adapté.

A cet effet un programme d’information et de formation doit être mis en place pour accompagner ce processus auprès du personnel de tous les niveaux hiérarchiques, avec l’aide d’un responsable de projet.

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