Solidarité et égalité

1

Garantir l’égalité salariale entre femmes et hommes

La loi sur l’égalité existe depuis plus de 20 ans en Suisse mais les écarts salariaux entre hommes et femmes persistent. De même, les femmes peinent toujours à atteindre des postes à responsabilités. Il est donc urgent d’instituer de nouvelles solutions pour lutter contre la discrimination en fonction du sexe. Le secteur public doit montrer l’exemple (État, Communes et institutions subventionnées à plus de 50 %). Le bureau vaudois de l’égalité, procéder régulièrement à un autocontrôle (Logib), afin de développer des plans d’égalité si l’écart salarial est supérieur à 5 %.

Concrètement?

 

  • Marchés publics
    Le PSV propose de mettre dans les critères des marchés publics l’obligation pour les entreprises d’utiliser l’outil d’autocontrôle Logib et d’avoir un écart salarial de moins de 5%. Les entreprises qui auraient un écart salarial inexpliqué de plus de 5% seraient exclues des marchés publics dans l’attente de réformes internes.

 

  • Aides directes
    Le Canton n’accorde pas d’aides directes aux entreprises qui ont un écart salarial de plus de 5%.

 

  • Carrières féminines
    Enfin, les femmes se heurtent parfois à des plafonds de verre dans le monde professionnel avec un frein dans l’accès aux postes de direction ou de responsable. Pour favoriser l’égalité femmes-hommes, avec l’aide du Bureau vaudois de l’égalité, les entreprises ainsi que le secteur public doivent être incitées à introduire des processus favorisant la progression des carrières féminines et à consulter une fois par année au moins leurs employées femmes pour la mise en place de « plans d’égalité » destinés à empêcher toute discrimination. Le PSV s’engage également à lutter contre le « plafond de mère », c’est-à-dire contre les types de discrimination lié à la maternité, qui stigmatisent les femmes et les empêchent de poursuivre leur carrière ou de conserver leur place de travail.
3

Augmenter les places d’accueil pour les réfugiés mineurs non accompagnés

Augmenter les places pour les réfugiés mineurs non accompagnés et favoriser leur hébergement dans des familles d’accueil, dans des logements collectifs ou dans des institutions sociales.

Le nombre d’enfants et de jeunes mineurs non accompagnés qui demandent l’asile en Suisse a fortement augmenté l’an dernier – passant de 795 en 2014 à 2736 en 2015. Leur situation particulière doit être prise en compte dans la procédure d’asile.

Notre canton est confronté à des défis difficiles à relever en matière d’hébergement et d’encadrement étant donné que les personnes mineures ne doivent pas être traitées comme des adultes.

Concrètement?

 

  • Hébergement, encadrement et représentation légale
    Afin de donner la priorité à la sauvegarde de l’enfant, le canton de Vaud doit fournir un hébergement, un encadrement et une représentation légale qui soient systématiquement, adaptés aux RMNA. Pour ce faire, le PS propose d’augmenter la capacité des centres spécialisés pour RMNA et de favoriser l’hébergement chez des parents, dans des familles d’accueil, dans des logements collectifs ou dans des institutions sociales. En outre, il est nécessaire que ces centres aient des collaborateurs formés.

 

  • Moyens suffisants
    Par ailleurs, le Centre social d’intégration des réfugiés (CSIR) doit pouvoir disposer des moyens nécessaires pour former et intégrer les réfugiés statutaires mineurs non accompagnés.
4

Occuper les requérants d’asile en favorisant leur emploi

Livrés à eux-mêmes, certains requérants d’asile sont souvent condamnés à une longue attente avant une décision. Avec l’accélération des procédures, les requérants seront plus rapidement fixés sur leur sort. Les requérants d’asile au bénéfice d’un préavis favorable doivent voir leur accès encouragé et facilité à des programmes d’occupation adaptés à leur profil, notamment en fonction du genre et de la provenance géographique, dans l’intérêt de la société dans son ensemble.

5

Augmenter les places d’hébergement pour les personnes en situation de handicap et favoriser leur autodétermination.

Le PSV salue l’effort du Canton pour faciliter l’hébergement des personnes en situation de handicap via une analyse de la situation en amont. Cependant, il constate un manque de places et prises en charge spécifiques pour certaines catégories de personnes. Il s’engage dès lors dans le développement d’habitats mixtes dans un esprit de transition vers des soins de proximité afin de favoriser l’inclusion de personnes porteuses de polyhandicaps, de troubles autistiques ou du comportement.

Concernant les personnes adultes en situation de handicap, celles-ci ainsi que leur famille souhaitent pouvoir librement choisir leur lieu de vie (cf.Convention relative aux droits des personnes handicapées, art.19). Une réflexion sur comment répondre à cette demande est en cours entre les acteurs du domaine. Le PSV propose d’améliorer la mesure fédérale de contribution d’assistance au niveau cantonal comme c’est le cas ailleurs (p.ex. projet BABE à Berne) notamment par le biais des prestations complémentaires pour frais de guérison (PCG) afin de permettre aux bénéficiaires de l’allocation pour impotence de l’assurance invalidité, l’assurance accidents et l’assurance vieillesse de pouvoir financer l’assistance indispensable pour vivre à domicile et dépasser les grandes limitations de celle-ci : (a) Compléter le montant horaire en cas d’engagement de personnel qualifié en particulier pour des personnes ayant une déficience intellectuelle, un polyhandicap ou un trouble autistique (p.ex.éducateur social) (b) Soutenir les proches aidants afin que les parents curateurs de leurs enfants adultes puissent être financièrement reconnus dans l’assistance apportées (c) Permettre à l’assuré-e d’engager comme assistant-e sa/son partenaire (marié-e ou non) ou un parent en ligne directe (voir l’initiative parlementaire déposée en 2012 « Contribution d’assistance. Rémunération des prestations d’aide fournies par des proches »).

6

Renforcer le bénévolat

Le PSV salue le travail accompli jusqu’à présent par le Canton, ainsi que la solidarité dont fait preuve la population. Cependant, notre société est confrontée à de nouveaux défis qui demandent des adaptations constantes. Les enjeux liés au vieillissement notamment exigent d’en faire davantage dans la promotion et le soutien de l’engagement bénévole, subsidiairement aux missions de service public qui doivent être développées dans ce domaine. Si le bénévolat est un acte noble et qui doit être encouragé, le PSV s’inquiète du nombre de tâches qui, abandonnées par l’Etat faute de moyens, sont reprises par des associations de bénévoles. Le manque d’investissement et les coupes budgétaires dans des domaines qui incombent à l’Etat obligent de plus en plus la société civile à le remplacer. Cette situation n’est pas acceptable.

  • Dès lors, le PSV propose de soutenir les campagnes de recrutement orientées vers la satisfaction de besoins précis : accompagnement des personnes âgées, en situation de handicap, relève des proches aidants, présence pour lutter contre l’isolement social, appui pour des tâches administratives simples. Il s’agit aussi de mieux coordonner les informations en collaboration avec les associations qui œuvrent sur le terrain, pour éviter que deux associations lancent une campagne sur un thème proche à une semaine d’intervalle. Les associations pourraient s’organiser en toute indépendance pour attribuer à une instance le rôle de coordination et de mise en commun de certaines forces utiles à tous.
  • De plus, pour répondre aux besoins des familles avec des enfants porteurs de handicaps, mais également à ceux des personnes âgées, le PSV propose d’inciter les collectivités locales à lancer des projets communautaires (comme « quartiers solidaires » ou « tables de midi » dans les restaurants du quartier) pour créer du lien social et des solidarités locales.
  • Enfin, en lien avec les changements de la société, il y a un vivier de bénévoles dans la future génération de jeunes retraité-e-s du baby-boom. Le PSV propose dès lors d’inciter les communes à réunir de manière systématique les jeunes retraités-e-s de la région avec les associations locales actives dans le bénévolat pour créer des liens entre eux. Le PSV souhaite également renforcer le partenariat entre bénévolat-Vaud et l’Etat de Vaud, particulièrement afin d’élargir les « speed-meetings » du bénévolat pour en instaurer dans chaque district. Avec des rencontres de moins de dix minutes, les organisations présentent leurs activités bénévoles.
  • Le  bénévolat participe à l’apprentissage de la citoyenneté. Il permet également d’acquérir des compétences transversales et spécifiques ainsi que de suivre des formations. Le PSV souhaite dès lors que l’expérience bénévole attestée, notamment des jeunes, soit mieux reconnue au sein des entreprises dans le but de faciliter l’intégration professionnelle.
  • L’observatoire du bénévolat suisse 2016* relève une implication faible des jeunes adultes entre 15 et 34 ans dans les formes de bénévolat conventionnel. Afin d’augmenter le nombre de personnes s’engageant dans le bénévolat en Suisse, le PSV souhaite sensibiliser les jeunes à cette forme de solidarité par le biais de présentations interactives en milieu scolaire et dans les lieux de formations professionnelles initiales.* Markus Freitag, Anita Manatschal, Kathrin Ackermann, Maya Ackermann, Freiwilligen-Monitor Scgweiz 2016, Editions Seismo
7

Instaurer une véritable politique sur le handicap

La thématique du handicap, proche de celle d’atteinte chronique, concerne environ 20% de la population suisse selon les statistiques de l’OFS. Ce chiffre conséquent bouscule les idées reçues du fait que nombreuses personnes concernées sont, de fait, atteintes dans leur santé, amoindries parfois, peu visibles car socialement exclues – ou que leur déficience est invisible (surdité, troubles divers, etc.).

Depuis le dernier programme du PSV de 2012, la Suisse a adhéré à la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU (CDPH) qui fait pleinement partie du droit fédéral depuis son entrée en vigueur le 15 mai 2014. De fait, tous les domaines de la vie – dont certaines délaissés jusqu’ici comme l’accès aux soins sans discrimination, l’accès à la justice, la double discrimination que subissent les femmes handicapées, etc. – sont, dans cette convention du droit suisse, couverts de manière cohérente.

Plutôt que de saucissonner la thématique du handicap par des actions propres aux dicastères (l’école, la culture, etc.), trop souvent au bon vouloir de politiciens ou de « modes » forcément éphémères, il s’agirait de développer une vision transversale portée par les piliers que sont l’inclusion, l’accessibilité universelle et la participation sociale de tou-te-s. Et ainsi, à moyen terme, figer dans tous les projets cantonaux, à un niveau très basique, en amont, cette vision pour non seulement réaliser des économies mais surtout reconnaître les personnes handicapées comme des citoyen-ne-s à part entière, garantir les droits fondamentaux, concrétiser le libre accès aux structures étatiques et les principes d’autodétermination.

Le PSV s’engage à poser les fondements d’une politique cantonale sur le handicap qui concrétise la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU par des mesures transversales d’une politique cantonale cohérente sur le handicap.

8

Prévenir l’homophobie explicite et ordinaire et lutter contre ses manifestations et ses effets

La lutte contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle ou le genre doit constituer une priorité transversale des différents services publics. Ceci passe notamment par une sensibilisation spécifique concernant l’homosexualité et l’homoparentalité auprès des agent-e-s du service public (policiers-ère-s, enseignant-e-s, personnel de la santé, etc.) et des professionnel-le-s en contact direct avec les usagères et les usagers. La création d’un refuge pour les jeunes victimes d’homophobies rejetées par leur entourage est également un projet prioritaire.

Télécharger le programme PDF
mobilite securite sante environnement international formation logement famille service-public egalite emploi culture innovation agriculture