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Accès à la formation des jeunes sans-papiers : le PS salue la décision du Conseil national |
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03-03-2010 |
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Le PS salue la décision du Conseil national d’ouvrir l’accès de l’apprentissage à tous les jeunes quel que soit leur statut légal. Il s’agit d’une victoire d’étape qui s’inscrit dans la droite ligne des revendications du PS portées à Lausanne par Oscar Tosato et soutenues par une majorité du Grand Conseil.
Le Parti socialiste vaudois et sa section lausannoise saluent l’acceptation à une courte majorité de la motion Barthassat au Conseil national, et ce contre l’avis du Conseil fédéral. Cette motion demande au Conseil fédéral de prévoir un mode d’accès à l’apprentissage pour les jeunes sans statut légal qui ont effectué leur scolarité en Suisse, les autres types de formation ne présentant pas les mêmes difficultés d’accès. Pour le PS, il s’agit d’une victoire d’étape importante vers la reconnaissance d’un droit à la formation pour tous les jeunes, quel que soit leur statut.
Par cette acceptation, la Confédération est donc appelée à réaliser un mode d’accès à l’apprentissage qui permette aux enfants sans-papiers d’achever une formation professionnelle. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne de la volonté exprimée par la Ville de Lausanne par son municipal Oscar Tosato d’engager des jeunes sans-papiers afin de leur faire bénéficier d’une formation. Elle répond pleinement à la résolution adoptée par le Grand Conseil vaudois sur proposition du président du groupe socialiste Grégoire Junod. La détermination de la Commune de Lausanne et le soutien du Grand Conseil vaudois ces dernières semaines ont contribué de manière déterminante à ce succès, preuve que nos positions peuvent rallier des majorités non seulement sur le plan cantonal mais aussi fédéral et non relever d’une politique « d’exception » comme se plaît à le dire le Conseiller d’Etat Philippe Leuba. Le PS ne peut qu’espérer que le Conseil fédéral proposera rapidement une solution au parlement.
Fort de ce progrès, le Parti socialiste espère que l’Etat pourra enfin mener une politique cohérente à l’égard des sans-papiers, à savoir :
• une lutte déterminée contre le travail au noir qui permette de supprimer l’exploitation par des employeurs peu scrupuleux d’une main d’œuvre fragilisée par l’absence de statut légal. Pour le PS, il est clair que les conditions d’émergence de sans-papiers ont de toujours été la recherche par les employeurs de personnel sous-payé. Si ce phénomène existe toujours, c’est qu’il reste insuffisamment puni et que cela doit donc être corrigé.
• la garantie à toutes les personnes d’un droit à la dignité (droits sociaux) et à la formation car les enfants de sans-papiers ne sont pas responsables et ne doivent aucunement pâtir du statut de leurs parents. Pour les personnes sans-papiers intégrées de longue date, la Confédération doit permettre des mesures de régularisations.
A plus court terme et dans l’attente d’une solution fédérale, des solutions rapidement applicables doivent être offertes à ces jeunes par nos autorités.
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