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De même que la Municipalité de Lausanne, le groupe socialiste au Grand Conseil vaudois veut trouver des solutions pour ouvrir toute la formation professionnelle aux enfants sans-papiers. Il obtient pour cela l'appui d'une majorité du Grand Conseil.
Pour le PSV, les enfants de sans-papiers ne sont en rien coupables de leur statut; leur situation est aussi tragique que précaire, leurs parents étant à la merci d'employeurs peu scrupuleux qui les ont engagés au noir. Par son appui déterminé à la lutte contre le travail au noir, le PS s'engage pour que cette forme hypocrite d'exploitation soit combattue et dûment condamnée. Dans le même temps, ces jeunes sans-papiers doivent avoir le droit à une formation qui leur ouvre les portes d'un statut meilleur que celui de leurs parents, au même titre que tout autre jeune de leur âge. Le PS a pu grâce à son travail déjà garantir leur accès au gymnase et aux écoles professionnelles dans notre canton.
La Municipalité de Lausanne a présenté la semaine dernière un préavis pour permettre l'accès de ces jeunes sans-papiers à l'ensemble de la formation professionnelle, une option qui se heurte à des obstacles juridiques insurmontables en l'état, puisque tout contrat d'apprentissage est assimilé à un contrat de travail et que celui requiert une autorisation de séjour. Les Chambres fédérales sont saisies de cette question le 3 mars prochain et pourraient garantir l'accès de la formation professionnelle aux jeunes sans-papiers; la détermination du PS à obtenir un changement légal est entière et le signal fort donné dans ce sens par la Municipalité de la capitale vaudoise doit à ce titre être salué.
Pour soutenir cette revendication, le PS a obtenu une majorité de voix au Grand Conseil en déposant une résolution appelant le Conseil d'Etat à passer à l'action. Il demande la mise en application rapide de l’initiative Melly-Dolivo pour une intervention auprès de l’Assemblée fédérale dans le but d'obtenir un accès à la formation professionnelle pour les jeunes sans statut légal. Renvoyée au Conseil d’Etat le 24 novembre 2009, le Grand Conseil n'avait en effet eu aucune nouvelle de cette demande alors que les décisions fédérales seront prises dans quelques jours seulement. Plutôt que s’ingénier à rappeler à l’ordre les autorités de Lausanne, le Conseil d’Etat, en particulier M. Philippe Leuba, ferait mieux d’appliquer les décisions prises par le législateur.
Dans le même esprit, le groupe socialiste demande également au Conseil d’Etat de rencontrer rapidement la Municipalité de Lausanne afin de trouver des voies, dans le cadre légal actuel, permettant d’élargir autant que possible l’accès des jeunes sans-papiers à la formation professionnelle, notamment dans les écoles professionnelles. Ni plus ni moins que pour donner les mêmes chances à ces jeunes qu'à tous les autres.
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