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La privatisation des services aux chômeurs fait contre-emploi |
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28-01-2010 |
Des prestations pour les chômeurs du service cantonal de l’emploi ont été externalisées à la société
Ingeus. Le Parti socialiste vaudois dénonce cette situation et s’étonne que
les premiers bilans peu encourageants des externalisations faites en
France n’aient pas alerté le Conseil d’Etat. Le député Nicolas Rochat
demande de faire toute la lumière sur cette externalisation.
Le groupe socialiste au Grand Conseil vaudois s’étonne et s’alarme de l’externalisation de l’insertion des chômeurs à la multinationale australienne Ingeus. Cette externalisation révélée par 24heures samedi dernier est d’autant plus incompréhensible que l’entreprise choisie n’est pas encore implantée dans le Canton de Vaud et n’en connaît donc pas le tissu économique et n’a pas encore recruté le personnel compétent. Le PS condamne de surcroît le choix d’une société à but lucratif pour une mission d’intérêt public.
Evaluations négatives
Pour défendre cette privatisation de l’insertion des chômeurs, le Chef du service de l’emploi M. Roger Piccand appelle à juger «la qualité d’une prestation sur la ligne d’arrivée et non pas sur la ligne de départ» . Il est dès lors étonnant que le Conseil d’Etat n’ait pas tenu compte des premières évaluations faites, en France par exemple, des prestations de sociétés du type d’Ingeus. Plusieurs collectivités publiques et syndicats n’hésitent pas à critiquer ouvertement ces externalisations opérées dans une opacité similaire.
Ingeus: une solution onéreuse et inefficace
La méthode de management de la société Ingeus est par ailleurs remise en question. Une évaluation scientifique datant de septembre 2009 et reprise par la plupart des médias français montre que les opérateurs privés coûtent nettement plus cher que le service public de l’emploi français (l’ANPE) tout en obtenant moins de résultats. Les évaluations les plus tendres avec les opérateurs privés relèvent les manquements récurrents des pouvoirs publics en matière d’appels d’offre précis et de suivi de ces prestations externalisées.
Interventions au Grand Conseil
Fort de ces éléments, le groupe socialiste dénonce dans une interpellation déposée par le député Nicolas Rochat l’opacité dans laquelle cette externalisation a été décidée. Il demande que toute la lumière soit faite sur cette décision, les conditions dans lesquelles cette externalisation a été opérée et l’évaluation prévue de ce dispositif.
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