|
A la BCV comme ailleurs, il faut mettre fin aux bonus indécents. |
|
|
|
|
24-02-2009 |
|
Le PSV par la voie de Jean-Michel Favez veut que l’on tire des enseignements de la crise financière et limiter la part des bonus dans la rémunération des dirigeants de la BCV.
La crise financière a eu pour effet de mettre en lumière sur le plan mondial les systèmes de rémunérations indécents des grandes entreprises dont en premier lieu les grandes banques. A coup de bonus, leurs dirigeant-e-s, loin de s’illustrer par le bien-fondé de leur stratégie, se sont énormément enrichis et leur avidité est à l’origine de la crise actuelle. Alors que les collectivités publiques doivent aujourd’hui s’engager pour la relance de l’économie et soutenir banques et entreprises, il convient de légiférer plus sérieusement sur les salaires des directions des grandes banques et entreprises, surtout quand elles sont en main publique.
Sur le plan vaudois, le PSV a constaté que les rémunérations des cadres dirigeants de la Banque cantonale vaudoise (BCV) sont délivrées en bonus de manière largement disproportionnée. Pour le président du Conseil d’administration, les bonus représentaient en 2007 247% du salaire fixe. Cette pratique n’est pas acceptable, c’est pourquoi le député Jean-Michel Favez a développé ce jour au Grand Conseil une motion pour limiter la part variable du salaire des cadres dirigeants de la BCV à 20% au maximum. D’autres institutions bancaires et grandes entreprises devront lui emboîter le pas pour qu’une politique plus responsable des rémunérations voie le jour.
Le PS a bon espoir d’obtenir des résultats, cette proposition ayant même obtenu des soutiens au sein des rangs les plus libéraux du Grand Conseil.
|