Introduction

Un projet de société

Le présent programme constitue la base du contrat de législature 2007-2012 que nous proposons aux citoyennes et citoyens vaudois. Il est rédigé dans le but de répondre aux besoins concrets des personnes en assurant pour chacune et chacun sa place au sein de la société. Fondé sur cette exigence, il se conclut par des propositions de réformes de l’Etat, de la politique économique et de la fiscalité. Résultat d’une réflexion partagée avec divers milieux (associations, syndicats, spécialistes de la politique sociale, environnementale, migratoire, culturelle, commissions thématiques internes au parti, etc.), il témoigne de cette ambition simple: amener plus de démocratie, de justice sociale et d’égalité dans le canton de Vaud.

Œuvrer pour le bien commun et l'intérêt général

Tout un programme, mais rien qui ne soit hors de portée. Construire des logements convenables pour toutes et tous, assurer suffisamment de places en EMS, mieux appliquer la Loi sur le travail et protéger ainsi les salariées et salariés d'inadmissibles abus ou dangers, élargir le réseau de crèches et de garderies, disposer d’un personnel soignant motivé et en nombre suffisant ou développer le recours aux énergies renouvelables, pour ne citer que quelques exemples, tout cela est possible. Il ne s’agit pas d’un idéal insaisissable, de vagues promesses, mais d’un projet de société concret, précis, qui répond aux demandes et aux préoccupations légitimes de la population.

Nous proposons rien moins que de rendre l'Etat au bien commun et à l'intérêt général. Qui d'autre en effet que la collectivité publique peut garantir l'égalité de fait entre femmes et hommes, l'accès de toutes et tous à l'éducation, à la formation, aux soins, au logement ou à la sécurité ? Qui d'autre peut le faire sans restreindre excessivement les libertés, mais en reconnaissant que la liberté des uns, les plus forts, ne doit pas être assurée au détriment de celle des autres, les plus faibles ? Qui d'autre peut combattre efficacement le trafic de drogues, administrer la justice en toute impartialité, former des jeunes chômeuses et chômeurs, élargir les droits des salariées et salariés mais aussi promouvoir l’emploi au sein d’une économie durable et utile à toutes et tous ?

La droite au pouvoir: un triste bilan

Au pouvoir depuis plus d’un siècle, la droite vaudoise, majoritairement néoconservatrice, mène une politique qui laisse la situation sociale se dégrader et qui va même jusqu’à la cautionner ouvertement. Dans les faits, cette politique a contribué à créer dix fois plus de millionnaires et dix fois plus de personnes assistées qu'en 1990. De plus:

  • Le nombre de travailleuses et travailleurs pauvres a atteint le chiffre faramineux de 18'000 personnes;
  • les inégalités salariales entre femmes et hommes sont estimées à plus de 20% dans le secteur privé;
  • les personnes en demande d’emploi sont passées de 6'000 en janvier 1992 à près de 24'000 en janvier 2006;
  • le nombre de jeunes à l’aide sociale a explosé pour atteindre 1'700 personnes entre 18 et 25 ans;
  • le manque de contrôle de la BCV a obligé l’Etat à investir plus de deux milliards de francs pour sauver la banque;
  • 20'000 personnes sans-papiers ont été exploitées;
  • les «523» et les «175» requérantes et requérants d’asile déboutés ont été malmenés durant plusieurs années avec des coûts humains et sociaux considérables.
Ces quelques exemples commandent un seul constat : il est temps de changer de cap et de relancer une dynamique forte de démocratisation du canton.

Combattre les inégalités et défendre les droits sociaux, économiques et culturels

Les logiques inégalitaires sont à combattre partout, y compris sur le plan cantonal. Les socialistes ne veulent ni d’une gauche libérale qui laisserait la situation sociale se dégrader, ni d’une gauche passéiste qui ne saurait prendre en considération les nouvelles formes de domination et de précarisation. Le droit à l’égalité, le droit au logement, la protection de la santé, le respect de l’environnement ou la promotion de la formation des jeunes par exemple, doivent primer sur le profit. En tant que principal parti de gauche, les socialistes défendent cet héritage et s’efforcent de le transformer en projet politique cohérent.

L'opposition constructive des socialistes

Dans leur rôle d’opposition constructive tant dans leurs activités militantes qu’au gouvernement et au parlement, les socialistes ont combattu avec fermeté toutes les tentatives de démantèlement de l’Etat social et des services publics, de violation des droits humains les plus élémentaires, de mise en cause de la solidarité à l’intérieur du canton. Dans un contexte de majorité bourgeoise, les socialistes ont contribué à l’assainissement financier du canton en cherchant à maintenir le plus haut niveau possible de service public.

Sur le plan gouvernemental, pour ne citer que quelques exemples, on leur doit notamment:

  • l’augmentation de l’enveloppe financière destinée aux subsides d’assurance maladie,
  • le lancement d’un programme d’insertion socioprofessionnelle des jeunes à l’aide sociale,
  • l’adoption d’une loi pour la création et le financement des structures d’accueil de la petite enfance,
  • la mise en place d'une structure visant à trouver une formation ou une solution de transition permettant aux jeunes de se former à un métier et de s'insérer dans la vie professionnelle,
  • la pacification du climat scolaire par l’élaboration d’un contreprojet à l’initiative libérale sur les notes,
  • l’amélioration de la protection des enfants victimes de violence,

Toutefois, ces réalisations ne suffisent pas. A l’évidence, une nouvelle majorité politique de gauche, déterminée à prendre les nombreux problèmes existants à bras le corps, doit s’imposer.

Les candidates et candidats socialistes aux élections 2007 se sont engagé à mettre en oeuvre ce programme. Dans ce but, nous avons sollicité votre confiance.

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