Géraldine Savary au Conseil des Etats

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Géraldine Savarysavary_72dpi Conseillère aux Etats

Données personnelles
Née le: 14.11.1968 à Bulle (FR)
Origine: Sâles (Gruyère) (FR)
Etat civil: mariée
Formation: Journaliste, licenciée en sciences politiques.
Nombre d'enfants: 2

Conseil des Etats
depuis le 03.12.2007

Conseil national
01.12.2003 – 02.12.2007

Parcours politique
Conseillère communale à Lausanne 1998-2003
Présidente du Parti socialiste lausannois 1999-2003
Conseillère nationale 2003-2007
Conseillère aux Etats depuis 2007
 
Mandats actuels
Présidente de l’ASSUAS, Association suisse des assurés
Présidente de la Fondation romande pour la chanson et les musiques actuelles
Membre du Conseil de la Fondation vaudoise pour le cinéma
Membre du Conseil de fondation de l’Institut suisse de Rome
Membre du Comité d’Helvetas
Membre du Comité de Réseau danse suisse

Site web de campagne : http://www.recordonsavary2011.ch

Dans la course au Conseil des Etats, Géraldine Savary se présente pour un second mandat avec l’écologiste Luc Recordon. L’élue socialiste répond à nos questions sur son bilan et les enjeux de la prochaine législature.

La fin de la législature approche ; quel bilan tirer de ce premier exercice au Conseil des Etats ?
Le bilan est globalement bon, notamment en ce qui concerne la formation, les transports et la protection des consommateurs. Pour le développement des transports, je pense que le travail de concert entre les cantons et les élus fédéraux a permis d’améliorer la position du Canton de Vaud. Cela n’a pas été simple et il a fallu se battre pour intégrer la commission des transports du Conseil des Etats ; c’est déterminant de pouvoir défendre les besoins de notre population dans ce domaine à Berne.

Quelles sont les victoires les plus importantes de cette législature que tu as obtenues ?
Pour la formation, nous avons pu préserver l’autonomie des Hautes Ecoles. Cela doit garantir que les choix de filières et des diplômes mis en place par les cantons romands seront respectés. Du point de vue de la défense des consommateurs, j’ai pu améliorer la traçabilité des produits et permettre une meilleure protection des consommateurs dans le secteur des télécommunications. La réglementation du prix du livre et le soutien aux infrastructures de transports sont de belles victoires. Quand il s’agit de défendre le service public, la politique familiale et les régions périphériques, la gauche réussit à trouver des majorités.

A l’inverse, quels sont les dossiers les plus difficiles ?
J’en vois deux particulièrement. Premièrement, la redistribution des richesses tout comme la limitation des différences salariales dans les entreprises. La majorité essaie de jouer la montre. C’est une bataille que nous menons depuis deux ans avec d’autres pour obtenir que l’actionnaire soit consulté sur les rémunérations, que les bonus indécents et autres parachutes dorés soient interdits.
Deuxièmement, il est parfois difficile de faire entendre les besoins de notre canton. Le Canton de Vaud est objectivement riche du point de vue de la péréquation financière fédérale mais abrite des centres urbains importants. Cela implique des besoins en matière d’infrastructures qu’il faut pouvoir financer. Nous ne trouvons pas de majorité actuellement au Conseil des Etats pour reconnaître l’importance de ces besoins. Cette réalité, partagée par d’autres cantons du plateau, impose à l’avenir une modification du fonctionnement du Conseil des Etats.

Quels projets souhaites-tu porter au Conseil des Etats durant la prochaine législature ?
Justement, nous avons un canton en fort développement, une démographie galopante et de nouvelles familles. Nous devons garantir que ce développement profite à toutes et tous ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ; cela impose que la Confédération investisse en infrastructures publiques, et pas seulement dans les cantons de montagne : il faut des logements à loyers abordables, des transports publics, des structures d’accueil pour les enfants. Un autre projet important est de consolider notre protection sociale ; le peuple vaudois a clairement soutenu en votation populaire les prestations complémentaires aux familles et rente-pont AVS. Ce dispositif mérite d’être étendu sur le plan fédéral. Les chamboulements actuels sur le plan économique imposent une intervention des pouvoirs publics et une protection sociale digne de ce nom.

Tu te représentes pour un second mandat avec Luc Recordon (Les Verts) dans un canton encore à majorité de droite. Ce duo est-il toujours légitime ?
C’est le peuple vaudois qui en a décidé ainsi en 2007. Sans faire preuve d’arrogance, nous offrons simplement au peuple de faire le même choix qu’il y a 4 ans. Nos adversaires n’ont pas une stratégie différente de la nôtre. Et sur le fond, force est de reconnaître que nous défendons mieux les Vaudois que nos adversaires. Nous sommes légitimes parce que nos votes correspondent aux intérêts du canton et de ses habitants, et sont simplement en adéquation avec les votes exprimés par les Vaudois lors des scrutins populaires.

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